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Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d'enfants. Il se lance alors dans un combat, très vite rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour "libérer leur parole" sur ce qu'ils ont subi. Mais les répercussions et conséquences de ces aveux ne laisseront personne indemne.

Public :
adulte
EAN :
5051889653684
Contient :
1 DVD (137 min) PAL ; 16/9, Couleur, Dolby Digital 5.1 et 2.0
Langue :
français
Notes :
Film français sorti en salles en 2019. Sous-titres pour malentendants : Français ; Audiodescription : Français. Ours d'Argent pour le Grand prix du jury à la Berlinale, Allemagne, 2019
Notes :
Suppléments (52') : débat à Lyon autour du film, l'enregistrement de la musique, essais lumière et costumes, projets d'affiche, scènes coupées.
Message d'information
Site Support Public visé Localisation Sous localisation Cote Disponibilité Code-barre
Médiathèque de Bussy-Saint-Georges DVD Adulte Section Musique et Cinéma DVD Adultes F OZO Disponible DVD-001622
Bibliothèque de Dampmart DVD Adulte Section Musique et Cinéma DVD Adultes F OZO Disponible 77155004034
Médiathèque de Montévrain DVD Adulte Section Musique et Cinéma DVD Adultes F OZO Disponible 77307015917

François Ozon est un réalisateur français, né à Paris le .

Enfant d'enseignants[réf. nécessaire], François Ozon se passionne très tôt pour le cinéma. Il fait quelques apparitions comme figurant[1] et met en scène quelques courts métrages amateurs en super 8 dans lesquels il fait jouer les membres de sa famille. Après une maîtrise de cinéma à l'Université Paris I, il intègre en 1990 le département Réalisation de la Femis, dont il sort diplômé quatre ans plus tard (promotion 1994)[2]. Il y rencontre ses futurs producteurs Olivier Delbosc et Marc Missonnier. À sa sortie de l'école, il tourne ses premiers courts-métrages « professionnels », qui lui assureront très vite une certaine reconnaissance dans le milieu de cinéma. Ces films obtiennent d'ailleurs de nombreux prix dans des festivals. Durant dix années, François Ozon enchaîne les courts-métrages avant de passer au long métrage avec Sitcom (1998). C'est avec Sous le sable (2000) qu'il rencontre une large reconnaissance publique et critique.

François Ozon est ouvertement homosexuel[3],[4]. La sexualité, l'ambiguïté, l'ambivalence et la subversion des normes sociales ou familiales sont certains de ses thèmes privilégiés.

En 2012, François Ozon est membre du jury de la 62e édition du Festival international du film de Berlin, présidée par Mike Leigh. Charlotte Gainsbourg et Jake Gyllenhaal ont notamment fait partie de ce jury. La même année, il a obtenu la Coquille d'or au 60e Festival de Saint-Sébastien pour Dans la maison, une histoire de vampirisation par un élève surdoué de son professeur de français incarné par Fabrice Luchini.

Les longs métrages d'Ozon dénotent une grande cinéphilie et procèdent par citations visuelles, de Jean-Luc Godard à Claude Chabrol, en passant par François Truffaut, Alain Resnais, Douglas Sirk, Luchino Visconti, Joseph L. Mankiewicz, Billy Wilder, Pedro Almodóvar ou encore Rainer Werner Fassbinder dont il adapte une pièce avec Gouttes d'eau sur pierres brûlantes.

Il tourne un film par an en moyenne et aime explorer divers genres qu'il confond parfois : drame intimiste, mélodrame, film fantastique, comédie, film policier, comédie musicale, film noir, thriller ou film à costume. Ses scénarios s'attachent à relater le voyage intérieur de ses protagonistes, majoritairement féminins, qui se trouvent confrontés à la difficulté d'affirmer leurs désirs dans une société normative ou violente. Dans sa manière de filmer, Ozon alterne entre réalisme et artificialité revendiquée. Il a souvent recours à une forme de stylisation extrême (décors, costumes, filmage, musique) pour faire émerger une vérité cachée sur ses personnages et jouer sur la confusion du vrai et du faux.

Dès Sitcom, son premier long métrage, il se penche sur la naissance de passions transgressives chez l'individu et la destruction des conventions établies. Sous le sable, qui relance la carrière de Charlotte Rampling, relate le parcours d'une femme d'âge mur en plein déni de la mort de son époux. Huit femmes adapte une comédie policière du théâtre de boulevard écrite par Robert Thomas. Ce huis clos humoristique, kitsch et vénéneux se situe dans les années 1950 et réunit un casting exclusivement féminin sur l'exemple de Women de George Cukor. Parmi les huit vedettes sollicitées se trouvent Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Fanny Ardant, Emmanuelle Béart et Danielle Darrieux. Le film, qui est un grand succès critique et public, reçoit l'Ours d'argent de la meilleure contribution artistique pour sa distribution lors du Festival de Berlin 2002. Swimming Pool se conçoit comme une relecture de La Piscine de Jacques Deray, portée par un face-à-face malsain entre Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier qui fut révélée par Huit femmes. 5×2 propose une intrigue à rebours en cinq séquences sur la vie d’un couple, débutant sur le divorce et s'achevant sur la rencontre amoureuse.

Le Temps qui reste brosse le portrait d'un photographe homosexuel atteint d'un cancer qui réfléchit à la manière de mener ses derniers mois de vie. Angel, tiré d'un roman d'Elizabeth Taylor, est tourné en anglais avec une distribution internationale. Cette réalisation revisite le mélodrame d'époque flamboyant, entre ironie et célébration, dans la lignée de Sirk et Vincente Minnelli. Ricky mêle peinture du monde ouvrier et onirisme tel que le pratique le réalisme magique. Avec Potiche, interprété notamment par Catherine Deneuve, Fabrice Luchini et Gérard Depardieu, le cinéaste s'intéresse à l'émancipation d'une femme au foyer bourgeoise des années 1970. Ozon revient alors à l'adaptation d'une pièce de boulevard dans un mélange d'humour et de kitsch analogue à l'esprit de Huit femmes. Il évoque ensuite le parcours d'une jeune fille de bonne famille, apparemment structurée, qui s'adonne à la prostitution occasionnelle dans Jeune et Jolie.

Le style de François Ozon mélange plusieurs aspects. L'un des fondamentaux est l'utilisation d'un symbole idéalisé de la femme. Dans la majorité de ses films, la femme possède toujours un rôle clé où l'auteur semble faire passer une vision personnelle.

Les données ci-dessous proviennent de l'European Audiovisual Observatory[5].